-Vous vous êtes moqués de nous, tout ça pour un blaireau, c'est inadmissible, je me plaindrait, et vous savez que j'ai le bras long !
Le maître d'équipage, tout confus, voulut au moins sauver son chien mais elle hurla hystériquement 
:
- Laissez cette sale bête, c'est un bon à rien et il n'a que ce qu'il mérite. Allez, on rentre, rappelez la meute !
Chien et cavaliers s'en retournèrent tout piteux. Les oiseaux, soulagés, se remirent à chanter, les feuilles à bruisser, et le blaireau sortit du terrier où il s'était caché.
Le chien blessé gémissait doucement. Evariste repris sa canne, enfouis la main dans sa poche et récupéra la biche, le sanglier et le marcassin. Il les posa délicatement par terre.
Pendant que la petite compagnie se remettait de ses émotions, Evariste examina le chien. La balle lui avait sectionné la queue tout net et la pauvre bête souffrait atrocement, surtout dans son honneur. Evariste pris conseil de ses amis :
-Qu'est-ce qu'on fait de lui, on ne peut pas l'abandonner comme ça ?
-Et pourquoi pas ? dirent la biche et le sanglier.
-Ce ne serait pas gentil, dit le marcassin.
-On n'a qu'à l'amener à Margarine, dit Gapilette.
Finalement, tous sera rangèrent à l'avis du marcassin et du lutin. Le chien promis de ne plus jamais faire de mal à personne et ils se remirent en route.

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