Prise de frénésie, elles firent de même avec toutes les semences de tous les sacs; Une graine pour la poule, une graine pour la terre. Il y avait trois cents quarante-deux millions six cent douze mille huit cents quarante-deux graines, soit dix-sept millions cent trente mille six cents quarante-deux à mettre de côté pour manger et huit millions cinq cents soixante-cinq mille trois cent vingt et une à planter chacune!

Au bout d'un mois de labeur, épuisées, elles pouvaient contempler les premières pousses des plantes qu'elles avaient semées tandis qu'elles continuaient à poser délicatement les graines restantes dans les traces des moutons.

Au bout de trois mois, elles grignotaient les premiers légumes qui avaient poussé en continuant à poser délicatement les dernières graines dans les dernières traces de mouton. Elles avaient semé une graine à la seconde en travaillant presque sans s'arrêter!

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